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| LA QUETE DES ODEURS | |||||||||||||||||||||||||
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| Sur les pentes englouties par les brumes, sur les Tepuis minéraux émergeant des nuages, croissent des végétaux mystérieux aux odeurs inconnues. Mousses, fleurs, parfois simples tiges dont les effluves se mêlent à celles des pierres... Là-haut, toute espèce, même parfaitement inerte, exhale un parfum.
Il y a une quinzaine dannée, un scientifique américain dorigine indienne, directeur de la recherche chez IFF, inventa une technique révolutionnaire pour " capturer " les odeurs. Cette méthode, dite " de la fleur vivante ", partait dun constat un peu triste : quand on coupe une plante pour en extraire lessence, se produit un phénomène naturel de décomposition. Lodeur saltère inévitablement. Le docteur Braja. D. Mookherjee trouva une solution pour placer temporairement la fleur sous cloche, sans la couper, le temps de sapproprier son parfum. Mise au point par IFF, cette technologie dobservation du vivant est désormais fort répandue. Elle a été baptisée " headspace ". |
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| A New York, lentreprise IFF dispose en plus dune énorme serre où tous les climats de la terre sont reproduits, ce qui permet aux scientifiques dobserver certains processus spécifiques de lévolution et de la transformation des odeurs. Sur les Tepuis et au cur des forêts de nuages, un chimiste et une jeune femme exerçant la profession de " nez " chez IFF accompagnaient lexpédition. Ils transportaient avec eux un petit laboratoire. | |||||||||||||||||||||||||
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| Première étape : repérer les végétaux aux odeurs intéressantes. Puis les respirer tout au long de la journée, pour repérer les moments où les effluves sont les plus intéressantes. Choisir lheure -ou les heuresidéales- pour apporter la cloche en verre. Poser celle-ci en corolle au-dessus de la fleur. Brancher le tuyau de transmission des odeurs à lordinateur, qui analyse lintégralité des particules chimiques émises.Lordinateur " scanne " le tout en une ou deux heures, sans aucune déperdition. Et bien sûr, sans abîmer la fleur. Les informations ainsi recueillies pourront servir aux parfumeurs. Elles constituent surtout une incroyable et magique banque de données olfactives, basée autant sur des explorations naturalistes que sur des émotions humaines. | |||||||||||||||||||||||||
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